L’oeuvre est relation ou exprime la relation du peintre avec elle : Couleur, forme, volumes, les rapports sont ténus entre sculpture et peinture.

La peinture est complémentaire à la sculpture

La toile de lin devient le support de l’oeuvre et de la figure.
La peinture est complémentaire à la sculpture, elle lui ajoute sa particularité de la couleur tout en préservant la plastique des trois dimensions sur un support plus dématérialisé.

Sous la même inspiration


Martin DAMAY s’ est très jeune approprié la peinture ; Dessiner et peindre des paysages improvisés sur de grandes feuilles blanches le passionnait. Il découvrait un monde qui n’était pas illusion mais déjà existant dans la littérature, un film, la nature…

peinture de martin damay
Le servant, huile sur toile, 2014

Dans ses tableaux on retrouve les éléments récurrents de ses œuvres. Le geste émane de l’inspiration et garde son unité : Le personnage debout, au milieu de l’évolution de celui- ci.

La couleur devait dominer sur ses toiles

La sculpture a gardé longtemps comme un devoir plastique la monochromie qui en met en valeur par ses propres caractéristiques la lumière et les reliefs.

Lorsque l’artiste a commencé en sculpture et peinture, il essayait de ne jamais être emporté par l’euphorie de la création, au contraire la création demande la plus grande concentration sans jamais quitter l’oeuvre. Elle appelle constamment l’inspiration qui doit durer ou s’épanouir dans la durée; La retrouver à chaque reprise du matin, sans en avoir démordu de la veille.

 Tableaux créés du même mouvement

Peinture de Vierge à l'enfant
La vierge et l’enfant, huile sur toile, 2015

L’artiste a t-il commencé par la peinture ou par la sculpture ? la réponse se trouve peut être dans des termes plastiques ; La plastique ne perçoit pas la différence entre peinture et sculpture : La couleur existe dans la sculpture sous une autre forme, et le volume est présent dans la peinture. Tous deux se rejoignent dans un geste du même ordre, un même désir, une même expression.

Martin prit par très vite à une représentation particulière, celle qui lui deviendra familière, et dans laquelle il oriente ses recherches.

Lorsqu’il reprend la pratique de la peinture, à partir des années 2011 et 2012, le sujet lui est venu tout naturellement.

« J’ajoute, je superpose des éléments ; La peinture ou la sculpture demandent toute deux une détermination ; il faut des éléments marqués, traduits en traits, en courbes, en paraboles… Une épaule, un cou, enrichissent le tableau, ils sont placés, mais schématisés, une main est un élément plastique important… »

Peinture
Tableau, huile sur bois

 

Etre artiste c’est être confronté à un continuel questionnement, sur soi, le monde, sa propre création…

« Faire des choses puissantes sans se tromper dans la définition ; puissance en tendresse, puissance en relation mère- fils, dans l’expression particulière, libres. 

« L’ensemble est construit ; Le dessin est monochrome, presque noir, des lignes des courbes, des blancs et des ombres ; j’essaie d’aller dans cette direction, des lumières apparaissent puisque je fais des ombres noires ; des zones sans ombres; cela donne une volumétrie.

« La toile est blanche, nue. Une volonté, pas de modèle. En mémoire des tableaux passés, des uns mieux que d’autres, des couleurs plus diluées, plus hésitantes. Le bleu, partir avec ce bleu cobalt, cérulléum, avec le blanc et de la terre d’ombre…

Expérience du tableau :
« Le premier trait est important. J’ai l’habitude de la forme découpée dans l’espace en sculpture. Je remplis donc la toile, un seul personnage en pied entraîne un arrière plan trop grand. Je fais un buste, voilà pourquoi je peins un buste. Qu’est – ce que ça donne? des petits tableaux, des grands ; une forme d’abstraction. Les visages en sculptures me sont faciles, en peinture ce n’est pas la même chose. Donc je me retrouve avec une abstraction prononcée. Il y a des erreurs dans ce qui veut faire du réalisme, on se trompe, car pas de modèle devant soi…

Faire un axe central , je pars sur un concept le mien, un geste que je retrouve en sculpture, propension à arrondir, lignes courbes enlacées, front dégagé.

Accentuation des yeux baissés ; donnent une intériorité au sujet; caractère frontal que je retrouve dans mes statues de vierge à l’enfant; j’y suis plus contraint en tableau ; Pourquoi chercher une plastique hyper prononcée ? pour une profondeur, non cela n’est pas utile.

Page blanche. Pas de modèle ; j’ai un sentiment prononcé ; « tendresse », « beauté » ? ; avancer sans mettre des mots ; exprimer un sujet, nouveau, le tableau sera nouveau ; l’expression nouvelle…! »

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