Etre si matière

La matière est faite de “recevoir” et de “devenir”

Etre si matière ! ou être matière !

L’être humain est fait de matière. Inséparable de son être, tant qu’il vit sur cette terre, dans cet état, il est constitué de matière.
Cette matière est la chair, caractéristique de lui et par ressemblance avec les autres êtres animés en particulier l’animal.

Matière ! la recevoir

Recevoir cette matière c’est la prendre telle qu’elle se donne, une matière apte à plus de conditions, appelée, en devenir de, en aptitude de. Et aussi demandeuse de soins, d’attention, d’amitié…
L'”être” de l’humain est donc inséparable de la matière en cette vie. La matière est celle qui le constitue, elle est son écrin, un vase faible peut être qui contient cet être.

Matière ! elle est devenir

Comment être si je ne conçois pas toute la condition qui contient cet être ?
J’accepte bien les conditions extérieures, le climat de mon milieu, l’environnement naturel écologique, l’environnement politique, etc… Comment la matière pourrait -elle échapper à ce qui est “être”, à ce qui ressort de l’être ?

Matière ! la pierre est un appel

La pierre qui est là devant moi, (une pierre “naturelle”) et qui constitue par un appel personnel un lieu de devenance, que fait – elle ? : Elle est là, posée, par terre par exemple.
Sciée ou brute, quelque soit la raison du fait qu’elle soit là, elle ne me dérange pas. Elle me dérangerait si elle se trouvait être comme une pierre d’achoppement par hasard…

Cette pierre, par définition dure, solide, résistante au temps, me provoque à la modifier, ou à la faire littéralement “autre”.
En tout cas elle ne me dérange pas, ne me nuit pas, elle ne m’est pas hostile !
Ce qui me nuit ce sont plutôt des éléments environnants, les insectes, le froid vif et le vent qui le draine, le danger potentiel de la nature comme, à découvert, ce qui peut tomber de cette immensité, ou des animaux sauvages, de la folie d’un semblable…
Alors que cette pierre ne me résiste pas, de faibles insectes me dérangent, me déconcentrent, m’énervent…

Cette pierre est donc un appel, ou du moins son potentiel m’appelle. C’est un lieu.
La pierre est un véritable Lieu !

Si elle était irrégulière, avec des trous, des fissures… elle ne me constituerait pas un appel à y travailler, elle serait bonne à autre chose qu’une sculpture.
Mais elle est pure, nette, fraîche… et elle le sera toujours.
Ce n’est pas mon ciseau qui va la “dépureter” ! ah ! merveille que cela !! Au fond, la pierre extraite du sol sur lequel je marche, et celui- ci qui est dur de fait, m’appelle à lui donner un nom :

Son nom sera “une statue de saint François”, une “statue de saint Joseph”, une “Vierge à l’enfant”… 

Son nom sera “une statue de saint François”, une “statue de saint Joseph”, une “Vierge à l’enfant”… 

Consulter, pour poursuivre, Gaïa (Gaïa la terre) est le nom que j’attribue à cette pierre !…Celle- ci enfantant la terre !

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